Interfaces riches et e-commerce, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ?

Les interfaces riches, tout le monde en parle, et pourtant l’internaute lambda est encore loin d’en croiser tous les jours. Bien sûr, l’usage du flash est désormais largement répandu, mais pour les sites e-commerce, il reste cantonné aux modules événementiels, présentations Corporate ou autres bannières de promotion.

Il est pourtant certain que s’ouvre ici une nouvelle manière de faire son shopping sur internet. Une façon simple et intuitive d’acheter, augmentant potentiellement l’utilisabilité du site et de ce fait son taux de transformation, le panier moyen de l’internaute, etc.

Fnac.com a été un des premiers à oser les interfaces riches sur son site de vente. En avril dernier, ils annoncent à grands renforts de billets sponsorisés que leur rayon informatique utilise la technologie OpenLaszlo pour en fluidifier la navigation. Longtemps restée en version beta, elle n’a peut-être pas révolutionné la navigation de l’internaute mais a prouvé que interfaces riches dans le e-commerce, c’est possible.

Aujourd’hui, c’est Amazon qui lance sa vision des interfaces riches à travers son Amazon Window Shop. Pensé comme un module complémentaire à son site e-commerce, il présente les livres, albums, films et jeux vidéos à a manière d’un CoolIris, le module Firefox qui affiche sur un mur 3D les images d’un site web. Sur un même écran, le site vous permet de regarder des vidéos, d’écouter des extraits de musique, avec pour chaque produit un lien vers Amazon.com pour passer commande. Il aurait certainement été plus efficace de segmenter les produits en fonction du profil de l’internaute, d’enrichir les informations de chaque produits, de favoriser le cross et l’upsell, mais là encore, on voit se dessiner une approche audacieuse du shopping en ligne.

Mais en matière d’utilisabilité et de navigation, ce sont aujourd’hui les site de vente de vêtements qui ont une longueur d’avance sur les autres. Même le conservateur la Redoute a mis en place une cabine d’essayage virtuelle qui permet, après avoir créé son mannequin, d’essayer des habits mis en vente sur le site. Loin d’être à la hauteur des attentes liées à ce genre de module (lourdeur de l’interface, temps de chargement importants, pauvreté des graphismes), il faut noter que ce nouveau mode de navigation se rapproche peu à peu de notre bonne vieille Madame Michu.

Maintenant, quand j’imagine des interfaces riches, je m’imagine avec un ecran tactile à la façon Minority Report à faire défiler les produits, obtenir les informations qui m’interressent et ce, de manière fluide et intuitive. Une expérience qui se rapprocherait d’un shopping en magasin. L’agence Artefact s’est prêté à cet exercice de style et nous livre ici sa vision du shopping en ligne du futur.


Le schéma classique de shopping en ligne qui consiste à consulter des produits classés en catégories, les ajouter à son panier puis payer sera remis en question lorsque ces technologies se seront démocratisées. Pourquoi ne pas imaginer un shopping « offline » : je me balade à travers les produits, je sélectionne ceux qui me plaisent puis je vais dans ma cabine essayer mes trouvailles.

Ce genre de solution présente de nombreux avantages et pourrait se montrer d’un efficacité commerciale redoutable :
– Le parcours client : en tant que vendeur, je définis un parcours que mon client suivra pour découvrir mes produits, à la façon du parcours labyrinthique de Ikéa jusqu’aux caisses. Mon client vient pour acheter un article, il repart avec cinq.
– La mise en valeur du catalogue : une bonne présentation des articles est un facteur prépondérant dans l’acte d’achat. Une vidéo 3D serait dans ce domaine la manière absolue d’examiner un produit en détail.
– Le cross-selling : les articles sont tous reliés les uns aux autres et la navigation entre chaque article étant simplifiée, l’internaute est en permanence confronté à des dizaines d’articles simultanément.
– La force de proposition du site : couplée à une puissante stratégie CRM le site sera en mesure de proposer des articles de remplacement (tailles, formes ou couleurs différentes) si l’internaute ne retient pas un article.
– …

Même si ces solutions relèvent encore de la science-fiction, elles vont rapidement se développer et bouleverser les conventions actuelles du e-commerce.

Pour approfondir le sujet, n’hésitez pas à aller visiter le blog de référence en la matière : interfacesriches.fr

Source : Capitaine Commerce.

Google Android vs Apple iPhone : la guerre ne fait que commencer

A l’heure où le web tout entier attend la sortie de l’iPhone 2 (annonce attendue lors de la WWDC du 9 juin prochain pour une sortie mondiale le 18), c’est Google qui fait parler de lui avec son projet lui aussi très attendu : la sortie de son OS mobile Android. Pas encore de date de sortie officielle annoncée, mais on ne devrait pas l’attendre avant 2009 sur nos mobiles. En attendant, et pour vous donner l’eau à la bouche, regardez les dernières présentations publiques d’Android :

Une démo de l’interface générale, avec notamment un aperçu du desktop :

Une démo impressionnante de Google street view (que l’on peut imaginer avec un gps built-in) :

Ces deux concurrents ont bien des similitudes par rapport à leurs larges interfaces tactiles, une ergonomie innovante, et un boom de nouvelles applications. Pourtant, les modèles de développement de ces deux géants sont à l’opposé.
D’un côté, Apple concentre dans le secret le plus total la conception matérielle de son téléphone et de son OS. Le schéma classique d’un produit Apple.
De l’autre, Google est parti sur une stratégie de décentralisation en créant la OHA, Open Handset Alliance, qui regroupe constructeurs de mobiles, téléopérateurs, éditeurs web et développeurs pour se nourrir du meilleur des acteurs dans chacun de ces domaines et offrir aux utilisateurs un OS mobile Open Source. Le plus étonnant, c’est qu’il n’y a pas de business model pour Google dans ce projet d’Android. Son utilisation sera totalement libre et chacun pourra l’utiliser à sa manière. Mais attention, l’absence de business model ne signifie pas zéro gain et loin de là !

En réalité, Google ne veut pas rater la démocratisation et la montée en puissance de l’univers mobile et se place dès lors comme un de ses acteurs majeurs. Vous verrez dans la dernière vidéo les enjeux du marché du mobile avec des chiffres qui donnent le tourni. (2,7 Milliards de mobiles dans le monde contre un milliard d’internautes ou 1,3 milliards de lignes de téléphone fixe…)

Je vous invite à regarder la présentation de Richard Miner, chef de produit pour Android aux élèves de Stanford. On y apprend plus en détail les enjeux de la bataille mondiale du mobile.

Evidemment, la force de frappe de Google, par l’intermédiaire de sa OHA et de ses très nombreux partenaires est bien plus conséquente que Apple et son iPhone. C’est pourquoi la pomme a lancé en mars dernier un kit de développement pour son iPhone, permettant ainsi aux développeurs du monde entier à sortir de nouvelles applications. Revirement de stratégie ou préparation du terrain pour la deuxième génération de son téléphone ? Dans tous les cas, quand on voit ce qui se prépare dans les cartons d’Android, on se dit que l’iPhone a du souci à se faire.

De mon côté j’ai du mal à choisir mon camp. Steve, puis-je rêver à un iPhone 2 avec bootcamp pour faire cohabiter MacOS et Android…?
Et vous, vous avez fait votre choix ?

Une révolution dans la recherche d’images sur le web

Il vous est surement déjà arrivé d’effectuer des recherches d’images via des moteurs de recherche et de vous casser les dents devant la faible pertinence des résultats. Rassurez-vous, ce problème devrait disparaitre d’ici peu.

une petite photo qui va bien

Luis Von Ahn a imaginé et mis en place un système de labellisation des images du web grâce à la coopération des internautes. Le concept est simple : il s’agit d’un jeu qui met en relation deux internautes qui ne se connaissent pas et les soumet à une série d’images. Chacun entre des mots-clés en relation avec l’image jusqu’à ce qu’ils en trouvent un en commun. Le mot trouvé devient ainsi un tag de l’image. Afin de complexifier cette labellisation, Luis a ajouté une règle qui permet d’interdire un mot déjà entré par un couple d’internautes, à la façon du jeu Taboo.

D’après son inventeur, l’ensemble des images d’internet pourraient être labellisées par 5000 joueurs en seulement deux mois.

Le jeu original de Luis se trouve sur le site de l’esp game. Google a également lancé son service basé sur ce système : le Google Image Labellar. Je vous invite donc à venir nombreux pour contribuer à la structure de l’information mondiale.

Pour une explication plus pointue, ne manquez pas la présentation complète de Luis où vous découvrirez d’autres types de jeux favorisant l’émergence d’une intelligence collective.

Via Ergonoblog et Leafar

Michael Youn buzze sur DailyMotion

Nous connaissions déjà les talents de marketeur de ce joyeux drille de la télévision ado populaire qui a réussi à vendre par centaine de milliers ses Bratisla Boys, Connards et autres Fatal Bazooka.

Ce jeune animateur, qui est passé par une école de commerce, connait bien la recette des succès. Un produit visant les jeunes, des parodies de classiques et une omniprésence dans les médias assurent à ses chansons des carrières incroyables.

Aujourd’hui, Michael passe au 2.0. Au sein de son groupe de rap, les Fatal Bazooka, il demande aux internautes de lui envoyer leur vidéo pour réaliser le clip de leur dernier release : Mauvaise Foi Nocturne.

Notons également que Michael n’en est pas à ses débuts sur le net puisqu’il tient un blog, un mySpace, une chaine sur YouTube et une sur DailyMotion.

En voilà un qui a bien compris où se trouvait sa cible…

Cristaline 1, Environnement 0

Vous êtes certainement tombé sur la dernière campagne d’affichage Cristaline. Celle-ci, orchestrée par le groupe Neptune et qui a commencé le 8 Janvier n’a pas manqué de m’interpeller. « Qui prétend que l’eau du robinet a toujours bon goût ne doit pas en boire souvent« . Tel est le message de la pub. Autant dire qu’en cette période de prise de conscience environnementale propice au marketing écologique (cf la publicité écologique, pas tant que ça), la publicité ne passe pas inaperçue.

Cristaline

A tel point que Nelly Olin, ministre de l’écologie est montée au créneau en affirmant : « Il n’y aura plus de Cristaline au ministère, c’est terminé ! ». Elle estime que cette pub « sape le travail de tous ceux qui travaillent sur l’eau potable ».

On s’étonne d’ailleurs que cette publicité ait été validée par le Bureau de Vérification de la Publicité. D’autres visuels sont allés plus loin en affirmant la présence de plomb, nitrates et chlore dans l’eau du robinet et en l’assimilant à l’eau des toilettes.

Car choisir l’eau du robinet est un geste d’écocitoyen de bon sens ; la consommation d’eau en bouteille représente 10 kg de déchets supplémentaires par an et par personne et une bouteille d’eau parcourt en moyenne 300 km (plus de pétrole, plus de CO2 émis).

Cette campagne a déjà fait couler beaucoup d’encre et des mouvements se sont spontanément organisés : la fédération France Nature Environnement a réalisé mercredi dernier une conférence de presse au cours de laquelle les journalistes et les dirigeants de Cristaline étaient invités à goûter en aveugle de l’eau du robinet et de l’eau de Cristaline, et les associations Agir Pour l’Environnement, le CNIID(Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets) et le R.A.P. (Résistance à l’Agression Publicitaire) ont organisé le premier embouteillage en ramenant devant le siège social plusieurs centaines de bouteilles d’eau.

Un petit conseil aux lecteurs ; évitez Cristaline et mettez–vous à l’eau du robinet.

Source : HNS Info

Say Yes to Virgin Money

En octobre dernier est née la petite dernière du groupe Virgin : Virgin Money (organisme de crédit, banque et assurance). Afin de faire sa promotion à travers l’Australie, la Grande Bretagne et l’Afrique du Sud, l’agence Glue London a mis en scène son concept dans ce site original. « Say Yes » est donc le mot d’ordre de la marque de Richard Branson because « Things get more exciting when you say yes ». Ce mini site nous le démontre bien.

Vue sur Adverbox, cette ancienne campagne pour le même service.

Et cette vidéo virale dans laquelle Virgin Money va aider Mike à améliorer sa vie. De bon ton pour les ados.

Un ton bien peu conventionnel dans le marché de la banque et assurance, certainement pour se démarquer de la concurrence et coller à son jeune public, très adepte du buzz.

La grande messe d’Apple

Je ne pouvais m’empêcher de poster un article sur le retentissant iphone que l’on vient de découvrir, même si matthias vient d’en parler. 🙂

Pour les grands fans de la marque à la pomme, ne manquez pas la présentation complète du téléphone pas Steve Jobs. Un vrai régal ! Ce très beau show nous confirme l’énorme talent d’orateur de Jobs et la place tout à fait particulière d’Apple dans le paysage high tech.

C’est amusant de voir à quel point on peut rendre un public heureux avec toutes sortes de gadgets high-tech ! En tout cas avec moi ça marche 😉

Dans la présentation on se rend compte de l’interface révolutionnaire de ce téléphone. Il annonce tout de même avoir 5 ans d’avance sur les pda et autres smartphones. Avec un ipod intégré et un vrai browser web, on veut bien le croire. Et c’est avec des téléphones comme celui-ci que le marketing mobile prendra toute son ampleur.

Concernant l’éventuelle coallition avec Google, Apple s’est laissé une porte ouverte car on y apprend qu’en plus d’un partenariat avec Google, Mac a signé avec Yahoo pour un accès sur le Yahoo Mail.

Apple vise les 1% du marché (10 Millions d’exemplaires) en 2008. Attendons de voir si le public est prêt pour une telle dépense dans un téléphone (499$ pour 4GO, 599$ pour 8GO)

La publicité écologique … pas tant que ça

L’actualité est à l’écologie. Chacun le sait. Depuis quelques années, l’environnement s’est fait une place de choix dans la conscience collective. Les publicitaires l’ont bien compris et surfent sur cette vague pour faire peau neuve et marketer en vert leurs produits. Seulement, derrière ces discours idéologiques se cache une toute autre réalité.

Cette vidéo que j’ai trouvée sur www.pourunmondedurable.blogspot.com, réalisée dans le cadre de l’enquete d’alliance pour la planète, décrypte pour nous quelques messages écologiques qui frisent la malhonnêteté intellectuelle.

On y apprend entre autre que Total, qui utilise des éoliennes dans sa campagne de communication corporate, n’en aurait mis que cinq en service en 2003 !

Retrouvez l’analyse complète sur :
http://www.lalliance.fr/xmedia/atelier_BVP/publicites.html

Une nouvelle année prometteuse pour les investissements online américains

D’après le site américain e-marketer l’estimation des investissements en com Online aux US continue sa croissance pour atteindre 20 Milliards de $ en 2007 et 24 Milliards de $ en 2008.

Estimation des investissements publicitaires online américains

Le taux de croissance des années précédentes qui tournait autour des 30 % semble se tasser pour atteindre 15 % en 2007. Un indice qui nous fait croire que l’Internet aux States commence à rentrer dans sa période de maturité.

Cet article met également le doigt sur les grandes tendances du net des années à venir. A l’honneur et sans surprise, nous y retrouvons :

La publicité vidéo online
La vidéo dans les campagnes online gagne du terrain et atteindra 775 Millons US$ en 2007 soit 4 % des investissemnts pubs online.

Les réseaux Sociaux
1 Milliard de $ de publicité online seront investis dans les sites dits sociaux contre 445 Millions de $ en 2006. On mesure ici l’importance des sites communautaires qui font vivre le web 2.0.

Les téléchargements payants de jeux vidéos
Cette nouvelle manière de consommer devrait significativement peser sur le marché d’ici à la fin 2007. On estime à 22% la part de marché de cette distribution sur le marché total d’ici à 2010.

Les magnétoscopes numériques et la vidéo à la demande
Plus de modes de diffusions pour une plus grande consommation de contenus vidéos dans l’avenir. On estime à 30% le taux de foyers américains équipés de magnétoscopes numériques d’ici à 2009 et 30% le taux des foyers équipés pour la vod.

La télévision sur mobile
La coupe du monde 2006 a été l’événement qui a fait surgir la vidéo sur mobile l’année dernière. 2007 sera une année de développement massif pour cette technologie.

L’ecommerce B2C
Une tendance lourde sur le net ; les boutiques ecommerce avec en tête les voyagistes en ligne continueront leur progression pour atteindre un chiffre d’affaire de plus de 200 Milliards de $ aux Etats-Unis fin 2007.

La VoIP
Comprendre voix sur IP, ou comment utiliser les ressources du net pour téléphoner. eMarketer estime à 25 % les foyers américains qui seront équipés de ce protocole téléphonique fin 2007 et 40 % d’ici à 2010.

Sup d’Orangina, une université bien secouée !

Orangina est de retour sur la toile en lançant Supd’Orangina, un mini-site original et décalé. Cette campagne se décline autour d’un concept simple : une école supérieure destinée à faire de vous de parfaits dégustateurs de ce breuvage pulpé.

Au programme, il vous faudra passer un examen d’admission, après lequel vous vous inscrirez et customiserez votre avatar afin de pouvoir vaquer sur le campus et assister aux cours. Orangina a poussé l’expérience étudiante assez loin, en proposant un trombi de votre classe ainsi qu’un classement qui désigne le major de promo et les élèves en bizutage. On notera également un grand nombre d’advergames, toujours dans l’esprit Orangina. Toutes ces épreuves vous permettront de décrocher le prestigieux diplôme de l’école.

Voila donc une campagne comme on les aime ; amusante, interactive et bien ficelée qui remet en scène la célèbre marque à la pulpe dans son univers de prédilection, la dérision et le second degré.